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Le formulaire PDF Pourquoi? Album photoCombattre les "délocalisations sur place"
Communiqués-Declarations
Tract du mois de mai 2011 Communiqué du 23 novembre 2010 Communiqué presse du 4 novembre 2010 Intervention de Bernard Thibault du octobre-2010 Communiqué d'octobre 2010 Communiqué du 6 septembre 2010 Déclaration de juin2010 Déclaration de juin 2010 Approche commune du mois de mars 2010 Communqiué du 11 mars-2010 Communiqué commun 10 mars 2010 Communiqué de presse STN février2010 Petition Nationale sans papiers Le lien "film-on bosse ici"La société française est en train de prendre conscience que des branches entières de l’économie, les fameuses branches non délocalisables, sont assises sur le travail de salariés « sans papiers ». C’est un système économique parfaitement au point et totalement hypocrite. Le discours répressif et martial des autorités tranquillise l’électeur xénophobe ou qui vit trop mal pour se sentir solidaire d’autres salariés encore plus mal lotis que lui. Et dans le même temps, les grands groupes qui recherchent la rentabilité maximale exigent de leurs sous-traitants, façonniers, agents de nettoyage ou de gardiennage, plongeurs, cuisiniers ou manoeuvres du bâtiment des délais et des coûts « dignes » de ce qui se pratique au fin fond de l’Europe ou de l’Asie. Puisqu’on ne peut pas délocaliser le bâtiment, le nettoyage ou la restauration, ce ne sont pas ces entreprises qui partent pour trouver ailleurs du moins disant social et écologique, ce sont les salariés qui sont embauchés ici dans ces conditions moyenâgeuses. Mais pour qu’un salarié maltraité ne revendique pas, il faut qu’il ait peur. En principe, les « sans papiers » sont ceux qui ont le plus peur. Le patron peut tout leur demander sans qu’ils « bronchent » : des salaires en dessous du Smic, des horaires interminables, des congés payés inexistants, du travail sale et dangereux sans aucune protection... La CGT a décidé de relever cet immense défi. Ne plus laisser faire et parvenir à « assainir socialement » la situation en faisant régulariser tous ces salariés. Car cette régularisation permet d’autre liberté qui intéresse directement notre syndicalisme : quand un salarié a moins peur des représailles, il peut revendiquer, se défendre, gagner des droits sociaux. C’est alors le dialogue social qui s’ébauche dans l’entreprise. C’est le droit syndical qui se construit. Ce sont aussi des conditions de salaire et de travail qui sont remises d’aplomb. Les travailleurs « sans papiers » ne prennent le travail de personne, ils font le travail dont personne ne veut. Gagnons avec eux des conditions de travail dignes du 21e siècle dans toutes ces branches. Ce sera bon pour tous les salariés !